• - Mais... tu bosses tous les soirs aussi tard ?
    - Euh... comment ça ?
    - Bah il est déjà 19h30 là.
    - Je trouve que c'est tôt quand je pars à 19h30.
    - J'espère que tu te rends compte que c'est complètement con ce que tu viens de dire.


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  • Après un vague "B'jour" et 15 minutes à ignorer ma présence, mon mini-boss (mon boss, mais pas trop mon boss non plus), me lance : "ça va ?". Emue par tant de sollicitude pour ma personne, je tente un petit "moui, je suis fatiguée, j'ai du mal à récupérer ces temps-ci...".

    Bien mal m'en a pris. J'ai eu droit à une litanie sans fin sur sa journée d'hier qui, le pauvre, avait duré jusqu'à minuit, sa douche cassée (ce point a invalidé ma théorie du complot maléfique fomenté par mon client pour anéantir l'humanité en élevant des chacals et des putois carnivores), les orages qui l'ont réveillé à 4h ce matin, les milliers de supports qu'il a à relire et à produire, son ordinateur défaillant, l'Internet qui refuse de fonctionner, la perte inconsolable de Titi, son lapin en peluche (oui, bon, je romance un peu) et les clients, toujours aussi méchants, toujours aussi pas contents.

    Pigé. Moi, mes cernes, mes boutons de fatigue et mes 5 heures 1/2 de sommeil, on arrête de t'embêter inutilement avec nos petits problèmes.


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  • Toujours agacée par mon rythme de travail actuel, couplé à un intérêt limité pour les projets sur lesquels j'interviens, je me trouve embarquée dans une discussion avec un collègue sur nos horaires, ledit collègue ayant la particularité de travailler comme un forcené (sa journée type : 8h-23h, pas de pause). Extrait :

    Collègue- Je suis crevé en ce moment, j'ai le temps de rien faire, j'ai une To Do longue comme mon bras.

    Moi- Moi pareil ! En fait, ce qui me gonfle, c'est d'avoir l'impression de pas trouver du sens dans les tâches les plus prenantes qu'on nous donne, un peu comme si on nous utilisait pour épater le client, du genre "tiens, t'as vu, il est bien docile, ton consultant, il te pond un support en impro quand tu veux, quitte à sortir du taf à minuit".

    Collègue, soudain sarcastique - Bienvenue dans le monde du conseil. C'est les règles.

    Moi- Non mais c'est pas le problème de bosser beaucoup. Je suis prête à le faire si j'ai le sentiment que ce que je fais a une portée concrète et ne répond pas uniquement à une volonté ostentatoire de mon manager. Je pense qu'on peut faire du bon travail, fournir des livrables de qualité qui servent au client, sans pour autant se tuer à petit feu.

    Collègue, d'un ton sec - T'es peut-être pas faite pour le conseil.


    Hélas (?), tu as certainement raison.

    Quelque chose me dit que toi, en revanche, t'es pas fait pour les relations sexuelles.


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  • Bien décidée à parler à mon manager de la lourdeur de mes horaires, je persiste et retourne le voir.

    Alors que j'entre dans le bureau, il discute avec un autre consultant :

    - Je devrais pas te dire ça (rire mi-nerveux, mi-cruel), mais Bernadette va travailler dimanche, le client l'a demandé et j'ai dit ok.
    - Elle a pas un môme, Bernadette ? ça va pas être compliqué à gérer ?
    - (légèrement agressif) Oui, bah c'est comme ça, en tout cas. Bon. Tu voulais me parler, Odile ?
    - Non, non... je... je venais voir si quelqu'un voulait un café !

    Ironie, je crie ton nom.


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  • Souhaitant échanger avec mon manager sur un point un peu sensible, je prends mon courage à deux mains et marche vers son bureau, l'air grave et le pas déterminé, afin de lui proposer d'aller faire une pause à la cafétéria :

    - ça te dirait un petit café ?
    - Oh oui, carrément ! ça te gêne pas d'aller me le chercher ? Tiens, prends mon badge, il est chargé à bloc. Merci, hein ! Et puis hésite pas à prendre un truc surtout !

    Je viens de ponctionner 2,30 euros sur sa carte. Mon muffin à la myrtille et moi, on boude.


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